Le risque sismique et l’exploitation des gaz de schiste

Un risque sismique empiriquement constaté

Les sismologues affirment que l'exploitation de gaz de schiste fait courir un risque sismique. Différents exemples concordent avec cette conclusion :

  • En avril 2013, au Royaume-Uni, des activités de fracturation hydraulique ont entrainé un tremblement de terre d'une magnitude de 2,3 sur l'étude de Richter (ainsi qu’un autre séisme de magnitude 1,5 en juin de la même année).
  • En 2011, plus de 1220 tremblements de terre dont un de 4,7 ont obligé la Commission du pétrole et du gaz de l'Arkansas à suspendre toute exploitation.
  • Certains sismologues avancent que le nombre de secousses dans l'Oklahoma a été multiplié par 20 depuis que le gaz de schiste y est exploité.

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En cause : la fracturation hydraulique

A nouveau, c’est l’injection de fluides dans les sous-sols pour fracturer la roche qui est en cause. Le phénomène avait déjà été constaté dans le Colorado dans les années 1960 dans un autre contexte : l’armée américaine avait dû cesser d’injecter des substances chimiques dans le sous-sol pour se débarrasser d’armes chimiques, car ses activités avaient causé un séisme de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter.

Certains sismologues craignent que l'exploitation de gaz de schistes n’entrainent des séismes d'une magnitude encore supérieure si les vibrations déclenchées par la fracturation hydraulique atteignent des failles naturelles. L'exploitation déclencherait alors automatiquement un tremblement de terre.

A propos de l'auteur

Un article d'. Passionné de montagne et de nature, Edouard est un acteur engagé (et enragé) de la lutte contre le gaz de schiste.